L’impact des bons professeurs dans l’enseignement préscolaire au Mexique 

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L’impact des bons professeurs dans l’enseignement préscolaire au Mexique 

Les héros ne portent pas tous des capes, mais beaucoup d’entre eux ressemblent à des professeurs. Bien que l’on considère souvent l’enseignement comme un jeu d’enfant, c’est l’un des rôles les plus complexes et les plus influents de notre société. Les professeurs répondent aux nombreux besoins de leurs élèves lorsqu’ils apprennent à naviguer dans le monde, en particulier pendant la petite enfance.

À Ria, notre mission est d’ouvrir la voie à un futur plus prometteur, et nous pensons que le meilleur moyen d’y parvenir est de promouvoir l’accès à une éducation préscolaire de qualité là où elle est le plus nécessaire. Depuis 2022, nous travaillons en étroite collaboration avec notre partenaire Save the Children afin de fournir aux éducateurs communautaires les bons outils et les formations nécessaires pour favoriser le développement des jeunes enfants à Mexico City.

Un aperçu : l’état de l’enseignement préscolaire au Mexique

L’état actuel de l’enseignement public au Mexique est très compliqué. En raison de la surpopulation des écoles publiques au Mexique, seul un enfant sur 20 âgé de moins de trois ans est inscrit à un programme d’enseignement préscolaire. Cela signifie que de nombreux parents qui travaillent dans des communautés à faible revenu sont contraints de laisser leurs enfants seuls à la maison ou sous la surveillance de voisins. Dans les zones où les taux de violence sont élevés, le risque que cela représente pour les enfants est encore plus grand.

En réponse à cette pénurie, un réseau de femmes a commencé à créer des centres éducatifs au sein de leurs communautés afin d’améliorer l’accès à l’éducation. Beaucoup de ces espaces, aujourd’hui connus sous le nom de Centres pour le développement de la petite enfance (ECDC), ont été ouverts il y a au moins 16 ans, au plus 35 ans, et accueillent de 15 à 150 étudiants.

Bien que ces centres facturent le moins cher possible et s’adaptent aux besoins de chaque communauté, la Covid a considérablement entravé leur fonctionnement, d’innombrables parents ayant perdu leur emploi ou même leur vie.

Cependant, grâce aux efforts inlassables des éducateurs et des coordinateurs, de nombreux centres restent ouverts, offrant ainsi un refuge aux enfants.

Pourquoi l’éducation est si importante : le rôle des ECDC au Mexique

Ria et Save the Children travaillent étroitement avec 132 centres à Mexico. Souvent situés dans les zones rouges, qui sont zones défavorisées où les taux de violence sont élevés, ces centres offrent aux enfants âgés de 10 mois à 6 ans un environnement sûr où ils peuvent apprendre, jouer et s’exprimer.

Au-delà de la situation difficile de ces communautés, plus de 70 % des éducateurs travaillent avec des enfants présentant des troubles de l’apprentissage ou du développement. Bien que la plupart des professeurs soient titulaires d’une certification ou d’un diplôme, il ne faut pas oublier que ces éducateurs ont également travaillé d’arrache-pied pour surmonter les mêmes difficultés contre lesquelles ils luttent actuellement. Cela signifie que, comme de nombreux professeurs au Mexique, ils n’auraient pas eu accès à des formations spécialisées additionnelles. C’est là qu’interviennent Ria et Save the Children, en fournissant à près de 600 éducateurs le matériel pédagogique et les formations nécessaires pour favoriser leur développement.

Former les professeurs et améliorer l’enseignement au Mexique

En 2024, Save the Children a mené une enquête auprès des écoles participantes afin de comprendre comment elles faisaient face aux problèmes les plus courants. Save the Children a découvert que 62 % des centres avaient connu une baisse des inscriptions, ce qui a un impact direct sur leurs revenus et ressources. Environ 52 % d’entre eux ont fait état d’un manque d’outils pour apporter un soutien émotionnel aux filles et aux garçons qui en ont besoin, et 53 % ont signalé un écart scolaire entre les étudiants.

Sur la base de ces informations, Ria et Save the Children se sont mis au travail pour préparer des solutions sur mesure à certains des principaux défis auxquels font face ces éducateurs. L’objectif était de leur fournir des outils de qualité et correctement calibrés pour répondre aux besoins spécifiques des enfants et des éducateurs de ces centres.

Parmi les professeurs participants, les formations les plus populaires auxquelles en termes d’inscriptions concernaient les stratégies d’apprentissage (84 %), la santé socio-émotionnelle (71 %), la protection de la petite enfance (56 %) et la promotion de la lecture et de l’écriture (54 %).

Lors de notre récente visite dans certains de ces centres, nous avons pu constater de première main la manière incroyable dont ces professeurs ont fait utilisation du matériel et des formations. Malgré la réalité au-delà des murs de l’école, les enfants nous ont fait faire des exercices de respiration, nous ont aidés à exprimer nos émotions et ont fièrement présenté les projets créatifs sur lesquels ils travaillaient pour en savoir plus sur l’histoire, les sciences et plus encore.

Pourtant, le plus marquant était le lien entre les enfants et leurs professeurs.

Rencontre avec les professeurs Hugo et Viridiana, des héros qui portent des tabliers

Qu’est-ce qui fait un bon professeur ? Et quel est leur rôle dans l’enseignement préscolaire ? Selon les éducateurs Hugo et Viridiana, cela demande du dévouement, de l’engagement et de la passion. Comme l’a déclaré Hugo, « Si tu veux poursuivre cette carrière simplement parce que c’est ce qui est à portée de main, ne le fais pas, car au lieu de donner aux enfants les outils dont ils ont besoin, tu les endommageras. »

« Les gens pensent que c’est facile d’enseigner parce qu’il suffit de jouer avec les enfants, mais je ne suis pas d’accord. Enseigner est bien plus difficile qu’il n’y paraît parce que tu n’as pas qu’une seule vie entre les mains, tu en as plusieurs », renchérit Viridiana.

Pour Hugo, suivre les traces de sa mère pour devenir éducateur n’a pas toujours été une évidence. « Au Mexique, il existe encore de nombreux stéréotypes et stigmates en ce qui concerne les rôles des hommes et des femmes. Pendant longtemps, je n’étais pas à l’aise d’être à la fois un homme et un professeur. Je ne me voyais pas danser et jouer avec les enfants, mais je me suis rendu compte que je ne faisais rien de mal. » Au fil du temps, Hugo a pu utiliser son expérience personnelle pour aider ses étudiants à s’épanouir. « J’essaie d’effacer les étiquettes pour qu’ils puissent être eux-mêmes. »

Viridiana enseigne l’éducation physique et les arts dans plusieurs écoles et, bien qu’elle adore ce qu’elle fait, elle a parfois eu du mal à faire face à sa vulnérabilité et à prendre soin de soi. « Je laisse derrière moi tous mes problèmes personnels lorsque je franchis les portes [de l’école]. Quand je suis ici, je suis là pour [les enfants] », a-t-elle expliqué. « Mais je me suis rendu compte que j’oubliais de prendre soin de moi. » Grâce à un cours parrainé par Save the Children, Viridiana a appris que mieux elle prend soin d’elle-même, plus elle peut être présente pour les enfants.

Les professeurs en contexte : le coût de fournir un refuge aux enfants

Au-delà de l’enseignement, les professeurs de ces centres sont confrontés à de nombreux défis. Qu’il s’agisse d’un manque d’accès à des ressources de base telles que l’eau potable ou des procédures bureaucratiques interminables, ces éducateusr mexicains font preuve de courage au quotidien pour s’assurer que l’environnement des enfants reste stable et positif.

Afin de protéger l’innocence des enfants qui dépendent d’eux, les professeurs travaillent dans des conditions physiques, émotionnelles et psychologiques considérables, ce qui entraîne souvent des dommages à long terme.

Malgré tout, grâce à leur courage et à leur dévouement, plus de 6 000 enfants peuvent jouer, rire et rêver, même dans les quartiers les plus vulnérables de Mexico. Leur impact sur l’éducation est incontestable.

S’il y a une chose à retenir de nos visites, c’est bien celle-ci : les professeurs réécrivent lentement mais sûrement l’avenir de leurs communautés, un enfant à la fois.

Nous t’encourageons à en savoir plus sur nos projets avec Save the Children, sur leur travail sur le terrain et sur le rôle que jouent les envois de fonds dans la promotion de l’éducation.

À propos de l'auteur

Gabrielle van Welie

Gabrielle van Welie

Gabrielle van Welie is Ria's Global Content Manager. Originally from Dominican Republic, she specializes in the cultural impact of remittances and migration across the globe.

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