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Le monde que nous partageons : à la rencontre d’Angelica

Le monde que nous partageons : à la rencontre d’Angelica

May 3, 2024 4 min read

Nous sommes dans un café cosy de Londres, chacun un cappuccino à la main. Alors que la pluie tombe, Angelica nous raconte son périple de la Colombie jusqu’au Royaume-Uni.

« Je viens de Colombie », commence Angelica. « De la ville de Medellín, le plus bel endroit sur terre. »

Cette femme pétillante de 73 ans est clairement fière de son origine et porte un regard positif sur sa vie dans son pays natal.

« J’avais un bon travail en tant que secrétaire, je gagnais bien ma vie. »

Mais la vie d’Angelica n’a pas été exempte de difficultés. Sa tasse de café dans la main, regard vers le bas, elle nous parle de son mariage alors qu’elle n’avait que 16 ans. Poussée par ses parents à épouser un homme alcoolique, elle a donné naissance à un garçon et à une fille.

« À cette époque, on se mariait par obligation pour faire plaisir à nos parents, et non par amour », explique-t-elle.

Soucieuse du bien-être financier et émotionnel de ses enfants, Angelica a déménagé avec eux chez sa sœur. Cependant, elle s’est vite rendu compte que son seul salaire ne suffirait pas à couvrir tous les besoins de la famille. C’est à ce moment qu’Angelica a décidé d’émigrer à Londres dans l’espoir d’augmenter ses revenus et d’envoyer de l’argent à sa sœur et à ses enfants.

Le déchirement de devoir laisser son fils et sa fille derrière elle a renforcé la détermination d’Angelica à leur donner une vie meilleure que celle qu’ils auraient eue si elle était restée.

Angelica nous raconte ensuite avec quelle rapidité elle a pu commencer à travailler à Londres… trois jours seulement après son arrivée au Royaume-Uni.

Nous sommes stupéfaits.
« Je suis arrivée au centre d’immigration un samedi. Des amis sont venus me rendre visite dimanche à mon auberge de jeunesse à Brixton. Ils m’ont dit que je commencerais le travail le lendemain. »

Angelica a débuté comme femme de ménage, à enchaîner les longues heures de travail pénibles, de jour comme de nuit. Mais elle a rapidement été promue jusqu’à atteindre le poste de superviseur, qu’elle a occupé pendant les dix dernières années de sa carrière. C’est ainsi qu’elle a pu subvenir aux besoins de ses enfants en Colombie.

Elle envoyait régulièrement de l’argent à sa sœur, qui, en plus de ses propres enfants, s’occupait aussi de ceux d’Angelica. Elle a financé leurs études universitaires et a même acheté à chacun d’entre eux une maison, leur donnant l’indépendance nécessaire pour enfin quitter leur tante et devenir autonomes.

« Je les ai beaucoup soutenus, j’en tire un sentiment d’accomplissement. Même avec ma retraite, je continue de les aider. »

Un grand sourire rayonne sur le visage d’Angelica quand elle nous parle de la joie qu’elle éprouve à rester en contact avec sa famille. Sa réussite à l’étranger lui donne la liberté de revenir régulièrement en Colombie et de passer du temps avec son fils et sa fille.

« Nous voyageons ensemble… à Carthagène, Santa Marta, Barranquilla, San Andres… »

Très fière d’être désormais arrière-grand-mère, elle aime discuter avec sa famille en visioconférence.

« Gabriela, mon arrière-petite-fille, n’a que quatre ans. Elle m’appelle Nanny. Au téléphone, elle veut toujours me voir en vidéo. Elle me dit : “Nanny, Nanny! Montre ton visage, je veux te voir!” Elle est adorable. »

Ayant vécu à Londres pendant près de 30 ans, Angelica compte-t-elle retourner un jour en Colombie pour y vivre définitivement ? À cette question, elle nous rétorque un « non » catégorique.

« Je ne retournerai jamais vivre en Colombie. Je finirai ma vie ici. J’adore mon pays, mais j’ai tout ce dont j’ai besoin ici. Je vis comme une reine! »

En osant émigrer à Londres, Angelica a pu protéger financièrement ses enfants et veiller à leur bien-être. Son soutien financier leur a permis de terminer leurs études et de bâtir de brillantes carrières en Colombie.

Chez Ria, nous sommes fiers de servir des clients comme Angelica, en comblant la distance qui les sépare de leurs proches. Sa réussite et la joie qu’elle a à redistribuer son argent sont un gage d’espoir pour des millions d’immigrants à travers le monde et une source d’inspiration pour des milliers d’employés de Ria. Nous continuerons à travailler dur pour contribuer à améliorer votre quotidien et celui de vos proches.

Si vous aussi vous envoyez de l’argent à vos proches à l’étranger, nous pouvons vous aider. Téléchargez l’application Ria Money Transfer pour iOS ou Android !

A propos de l'auteur

Arthur Guzzo

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